Samedi
Jen et Jack mettaient des banderoles, décoraient les couloirs du lycée tout en rigolant, se disputant…
Jack : alors comment tu vas t’habiller pour ce soir ?
Jen : tu verras bien… c’est une surprise…
Jack : tu ne vas pas mettre ta tenue de pompon girl avec tes collants trouées ou une tenue trash pour dénoter de la fête quand même ?
Jen : pourquoi je te ferais honte ?
Jack ne dit rien
Jen : Ah c’est ça, t’as peur de te payer la honte devant tout le monde à mon bras ?? Tu me déçois Jack, avant tu te fichais de comment je me comportais, comment je m’habillais, tu en riais même. Mais maintenant que Mônsieur joue dans la cour des grands, Mônsieur joue dans l’équipe, Mônsieur ne veut plus être avec son ancienne amie qui la joue décalée. Puisque c’est ça, je n’irais pas à la fête avec toi, je trouverais un cavalier qui sera fier de danser avec moi.
Jen tourna les talons, et planta Jack qui était désappointé.
Joey vit Jack qui galèrait à mettre les banderoles, et faillit tomber de l’échelle. Joey se précipita pour tenir l’échelle.
Joey : ça va Jack ?
Jack : oui merci
Joey : Jen ne devait pas t’aider ?
Jack : si mais… on s’est disputé…
Joey : bah ce n’est pas la première fois…
Jack : oui mais là je crois que je l’ai vraiment blessé… pourtant c’est pas ce que je voulais… enfin…
Joey : va t’excuser, je suis sure que ça s’arrangera.
Jack : ce n’est pas si simple…
Jack rapporta la conversation à Joey
Joey : ah je vois. T’as vraiment peur que Jen mette une tenue extravagante ? ou ça cache autre chose ?
Jack : En fait c’est vrai que le fait d’être dans cette équipe me valorise un peu, et du coup je fais attention à certaine chose que je ne faisais pas avant. Je fais gaffe à comment je m’habille, me comporte, je veux montrer une certaine image.
Joey : Mais ce n’est pas toi ça. Il faut que tu restes toi-même. Quand ils t’ont pris dans l’équipe, c’est pour toi, ils veulent le Jack, et pas un pseudo Jack qui se donne un genre.
Jack : Oui mais ils ne veulent pas un Jack qui traîne avec n’importe qui…
Joey lui lança un regard noir
Joey : vu que je suis la fille d’un hors la loi, vaut mieux pas qu’on te voit avec moi.
Et Joey partit à son tour. Jack se retrouva seul…
Dans la soirée, Pacey arriva chez les Potter, frappa, et Bessie lui ouvrit. Elle lui dit bonjour, puis appela Joey. Celle ci descendit les escaliers, et vit Pacey superbement bien habillé. Joey resta la bouche ouverte, surprise.
Pacey : mais t’es pas prête, allez dépêches toi, il te reste 10 minutes pour te préparer.
Joey : de quoi ?
Pacey : on va au bal ce soir, déjà qu’on est en retard, on n’a pas le temps de parler Potter, allez et plus vite que ça.
Joey : mais je n’y va pas.
Pacey : si tu y va, tu es obligé de m’accompagner, je ne veux pas arriver là bas sans cavalière, non mais t’imagines….
Joey : mais j’ai rien à me mettre
Bessie qui avait entendu la conversation, intervient : mais si Joey, tu as une belle robe
Bessie fit un clin d’œil à Pacey, et emmena Joey dans la chambre. Pacey sourit.
Dix minutes plus tard, Pacey regardait sa montre, s’impatientait. Il leva la tête et vit Joey dans une jolie robe noire, simple, mais vraiment élégante, les cheveux relevés et joliment maquillé.
Ils se regardèrent. On entendit Bessie rattraper Joey.
Bessie : attends Joey, j’ai un collier à te mettre.
Joey lui tourna le dos, et Bessie lui mit le collier. Joey s’admira dans une glace.
Joey : oh il est trop beau ton collier
Bessie : Ce n’est pas le mien, c’est celui de maman
Joey : ah oui je me rappelle… son collier qu’elle mettait quelque fois…
Joey se replongea dans ses souvenirs. Pacey l’interrompa dans sa rêverie.
Pacey : il faut qu’on se dépêche Potter, on est en retard. Merci Bessie.
Il attrapa Joey par le bras, l’emmena jusque dans la voiture. Joey se rendit compte qu’elle n’avait pas eu la main mise sur les événements, elle allait au bal contre sa volonté. Mais Pacey et Bessie l’avaient tellement prise au dépourvu tous les deux, qu’elle ne s’était pas rendu compte de ce qu’il se passait, cela s’était passé si vite. Puis elle regarda Pacey qui conduisait, si beau, que finalement elle ne lui ferait pas de reproche.
Pendant ce temps, Jen frappa à la porte de la chambre de Dawson. Il lui ouvrit rapidement la porte, regarda la personne de la tête aux pieds pleins d’espoir, puis fut déçu en voyant Jen.
Jen : Je vois que je ne suis pas la personne que tu attendais…
Dawson : désolé, j’espérais revoir Eve, mais ça fait un moment que je ne l’ai pas vu. Elle s’est envolée…
Jen : Ah… et tu as aucune idée où elle peut être ?
Dawson : En fait j’ai fais ma petite enquête. Elle m’a avoué qu’elle recherchait ses vrais parents, et puis du jour au lendemain, elle a disparu. Je pense que je ne la verrais plus jamais. C’est dommage, parce que je pense que j’avais trouvé…
Jen : ah oui ! Et tu en as parlé aux parents ?
Dawson repensa à l’altercation qu’il avait eu avec la mère de Jen qui ne s’était pas bien passé.
Dawson : oui mais ils ne souhaitent pas rencontrer Eve, et puis toute la famille n’est pas au courant de son existence, donc pour pas qu’il y ait de problème, ils préfèrent l’oublier…
Jen : Alors dans un sens, il ne vaut mieux pas qu’Eve revienne, vu que tu serais obligé de lui mentir.
Dawson : je ne sais pas si je lui aurais menti, peut être vaut il mieux savoir que chercher pendant toute sa vie. Peut-être qu’elle aurait pu voir quelqu’un de sa famille, à l’insu de ses parents. Si un jour t’apprenait que t’avais une sœur, comment tu réagirais ?
Jen : euh… je pense que j’aimerais la connaître, même si mes parents ne veulent pas que je sois au courant.
Dawson regarda Jen, il était tourmenté, il ne savait pas si il devait lui dire ou non, il avait les yeux dans le vide. Jen fronça les sourcils.
Jen : Dawson ? ça va ?
Elle se posait trente six milles questions, et au bout d’un moment, elle eut la révélation.
Jen : non ne me dis pas que… Eve est ma sœur ?
Dawson la regarda et ne répondit pas. Jen commençait à s’énerver.
Jen : Réponds moi ! Est-ce que Eve est ma sœur ? J’ai le droit de savoir !!
Dawson : Poses la question à ta mère, je ne peux pas te répondre. Je n’aurais pas du t’en parler, je suis désolé.
Jen : Je prends ceci pour un consentement, et je n’irais pas demander confirmation à ma mère. N’en dis pas plus, je comprends que tu ne peux rien dire. Oh j’aurais tellement aimé la connaître… qu’est ce que tu sais sur elle ?
Dawson : pas grand-chose… j’ai cru que c’était une étudiante, mais elle était inscrit nulle part, elle n’a travaillé que peu de temps comme serveuse. Je ne sais pas même pas d’où elle vient, ni son âge… Tu ne m’en veux pas de t’en avoir parlé ?
Jen : Non, au moins je suis au courant, même si je ne l’ai qu’entre aperçu. Ma mère m’en aurait jamais parlé… il ne faut pas parler des choses qui fâchent, et admettre qu’elle a fais une erreur de jeunesse… Je comprends mieux ce qu’elle voulu me dire pour Thanksgiving. Elle m’a éloigné d’elle, envoyé chez ma grand-mère pour pas que je reproduise ce qu’elle a vécu.... enfin…
Jen resta les yeux dans le vague, repensant à la dernière conversation avec sa mère. Dawson était un peu embêté, il voulait se rattraper. Il eut une idée !
Dawson (enthousiasme) : Si tu veux, je t’amène à la fête ! Ça te changera les idées ! Est-ce que tu veux de moi comme cavalier ? A moins que tu en as déjà un ?
Jen : je veux bien y aller avec toi. Au départ je pensais y aller avec Jack mais on s’est un peu disputé, alors j’avais renoncé à y aller. Mais en fin de compte, y aller avec toi, me donne bien envie. Allons y !
Dawson : Il faut qu’on se dépêche alors. On se prépare, et je viens te chercher dans 30 minutes, d’accord ?
Jen : A tout à l’heure
La fête battait son plein, tout le monde était sur son trente et un, les cotillons virevoltaient dans la grande salle décorée pour l’occasion. Les filles en jolie robe de soirée, tenaient leur cavalier par le bras juste le temps de rentrer mais le lâchaient quand elles retrouvaient leur copine pour parler robe, maquillage, et surtout des garçons. Les gars allaient se retrouver devant le buffet pour se prendre une boisson, et admirer les belles filles qui passaient et gloussaient.
Jack et Andie rentraient dans la salle, et se mirent dans un coin, regardant les autres s’amuser. Joey et Pacey entrèrent, les bras ballants, cherchant des yeux ceux qu’ils connaissaient. Ils virent Jack et Andie. Pacey hésita, ne sachant pas trop si il devait aller voir la fille qui était devenue son Ex. Joey vit Pacey embarrassé, le prit par la manche, et le força à avancer vers le frère et la sœur Mac Phee.
Joey : Salut ! Vous avez vu Jen et Dawson ?
Jack : Non… mais je ne sais pas si ils viendront… Désolée Joey pour tout à l’heure….
Joey : C’est bon, c’est oublié, il y a des choses plus importantes dans la vie. Ça va Andie ?
Andie (tristement) : Oui…
Pacey : tu veux quelque chose à boire ? du coca ?
Andie : oui je veux bien
Joey : moi aussi s’il te plait
Pacey : Très bien, je vous ramène ça !
Pacey partit vers le bar, et Jack qui vit quelques membres de son équipe, partit vers eux pour laisser Andie et Joey seules. Mais elles ne savaient pas trop quoi se dire…
Joey : ça ne te dérange pas que je sois venu avec Pacey ? Enfin ça ne vient pas trop de moi, on m’a forcé pour venir ici et ….
Andie : Non ne t’en fais pas Joey. C’est bien mieux comme ça. Et puis de toute façon, c’est juste histoire d’arriver accompagné, on sait bien que l’on n’est pas obligé de rester avec son cavalier toute la soirée.
Joey : oui… mais bon…
A ce moment là, Jen et Dawson rentrèrent dans la salle, Joey les aperçut et leur fit un petit signe.
Jen : T’es venu en fin de compte ! avec qui ?
Joey : avec Pacey, et Andie avec Jack. Eve n’est pas avec toi, Dawson ?
Dawson : Non, elle n’est plus à Capsides, disparus à jamais…
Joey : de retour parmi nous alors
Dawson sourit. Pacey revint avec ses verres.
Pacey : madame est servie, enfin plutôt, vous êtes servis. A notre belle soirée !
Tous sourirent et trinquèrent. La musique était entraînante ce qui les amena à se trémousser au milieu de la piste, s’amusèrent. Puis vint les chansons plus douces, Pacey invita Joey à danser un slow, ils effectuèrent les pas de danse qu’ils avaient appris en cours. Mais Joey était très nerveuse, elle ne savait pas comment se placer, elle se tenait assez loin de Pacey comme elle l’avait appris, néanmoins elle avait trop envie de se rapprocher de lui, elle aurait trop voulu se blottir contre lui, poser sa tête sur son épaule. Joey regardait le cou de Pacey, puis fixait son joli menton et s’attardait sur le contour de ses lèvres. Elle se sentit fiévreuse, vraiment mal à l’aise. Joey marcha sur le pied de Pacey, s’excusa, elle se trouva vraiment maladroite, très gauche, elle avait envie de disparaître. Pacey sentit que quelque chose n’allait pas chez Joey mais il n’arrivait pas à cerner le problème.
Pacey : Qu’est ce que chose ne va pas Joey ?
Joey : non, non tout va bien…
Pacey : tu veux faire un tour dehors ?
Joey : oui, enfin non, euh je reviens
Joey se précipita dans les toilettes des filles, s’enferma et souffla un bon coup. Il fallait qu’elle reprenne ses esprits. Qu’est ce qu’il lui prenait tout à coup, elle ne se comprenait pas. Si elle ne s’était pas retenue, elle aurait embrassé Pacey. Mais non, elle ne pouvait pas faire ça, il venait tout juste de rompre avec Andie, et puis Joey et Pacey ensemble, impossible, un chat ne va pas avec une souris. Fallait qu’elle en parle à quelqu’un mais qui, Andie absolument pas, Jack non plus, Dawson… non elle ne pouvait pas, il ne restait plus que Jen.
Elle retourna dans la salle, et chercha Jen du regard. Joey la vit avec Jack, dansant et riant. Elle était contente que tout s’arrange entre eux, mais ils avaient l’air tellement bien que Joey n’osa pas les déranger. Quelqu’un lui prit l’épaule, ce qui fit sursauté Joey.
Pacey : Ah Miss Potter ! Je te cherchais partout ! Où étais tu ?
Joey : aux toilettes
Pacey : ça va ?
Joey : oui… tu ne voulais pas faire un tour dehors ? Il fait chaud
Pacey : si, allons y
Joey et Pacey allèrent à l’extérieur, marchait le long de la digue. Joey restait bien silencieuse, souriait aux pitreries de Pacey. Il ne savait pas trop comment commencer la conversation pour que Joey se livre alors au début il voulait la mettre en confiance, parlant de banalité, la faisant rire sur n’importe quoi, avec quelques regards complices. Mais elle se refermait comme une huître dès qu’un silence s’installait, trop absorbé par ses pensées. Ils allèrent sur la plage, Joey enleva ses chaussures à talon et marcha pied nu dans le sable. Il faisait bon même si le soleil était couché depuis un moment, une petite bise soufflait, emportant avec elle quelque grain de sable. Joey admira la lune qui se reflétait dans la mer, les étoiles brillaient de milles feux. Elle regarda Pacey, amoureusement, mais il ne le remarqua pas, s’amusant à courir dans le rasas des vagues, avec le pantalon remonté jusqu’aux genoux. Puis il se laissa tomber dans le sable, les bras en croix, puis ferma les yeux.
Joey s’approcha, s’assit à côté de lui. Milles pensées lui traversa la tête, elle était tourmentée, ne sachant pas quoi faire, essayant d’écouter sa raison plutôt que son cœur. Mais Pacey ouvrit les yeux d’un coup, et se jeta sur elle, s’amusant comme un petit fou. Ils se battirent amicalement, et Joey se retrouva sur le ventre de Pacey, elle avait réussi à prendre le dessus dans la bataille. Ils se regardèrent, les yeux dans les yeux. Joey prit d’une envie irrésistible, embrassa Pacey, un baisé rapide. Pacey était stupéfait, certes il l’avait laissé faire, il ne pouvait pas reculé, mais c’était si soudain, qu’il n’avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Il en resta bouche bée. Joey le regarda, attendant que Pacey dise quelque chose. Mais il ne disait rien, pas un mot. Joey se leva et commença à partir, regrettant le geste qu’elle venait de faire. Comme si ce n’était pas elle qui avait agit, mais une autre personne qu’elle ne comprenait pas. Pacey voulait dire « Attends, ne pars pas », cependant ces mots restèrent dans sa gorge trop sèche. Il n’arrivait pas à articuler un seul mot, et vit Joey partir de plus en plus vite, fuyant la situation. Elle aurait tellement voulu qu’il l’embrasse à son tour mais ce n’était pas le cas, Joey était déçue.
Pacey resta sur la plage, assis dans le sable, tellement estomaqué. Joey l’avait embrassé ! Il n’avait pas rêvé. Il passa ses doigts sur sa bouche, non ce baisé était bien réel. Mais il ne comprenait pas. Comment Joey pouvait être amoureuse de lui ? Comment s’était possible alors qu’ils n’arrêtaient pas de se disputer. Certes il s’était un peu rapproché ces derniers temps, il avait promis à Dawson de veiller sur elle, mais comment elle avait pu oublié tellement Dawson pour se rapprocher de lui. Comment Dawson prendrait la nouvelle si il savait ce qu’elle avait fais ? Fallait il qu’il aille le voir pour lui demander la permission. Mais qu’est ce qu’il disait, c’était pas à lui de lui demander, il n’avait rien demandé lui. Mais la vraie question… c’est qu’est ce qu’il ressentait pour Joey ? Mais il était incapable de donner une réponse. Certes il n’avait jamais été indifférent. Il repensa à la journée qu’ils avaient passée à la recherche d’escargot, où ce jour là il l’avait embrassé mais ce n’était pas du tout réciproque. Et là c’était le contraire. Mais que pouvait-il faire ?
Il resta un moment à se poser pleins de questions, faisant les cents pas sur la plage. Il comprenait maintenant pourquoi il avait trouvé Joey bizarre toute cette soirée, mais jamais il n’aurait pensé à ce qu’elle lui donne un baiser. Il réfléchit aux différentes possibilités, il retardait le moment où recroiserait Joey. Mais il ne pouvait pas la laisser comme ça, il fallait qu’ils se parlent. Ainsi Pacey retourna à la fête. Il la chercha.
Dawson vit Pacey, vint vers lui et lui dit :
Dawson : J’ai vu Joey qui pleurait. Après avoir longtemps insisté pour qu’elle me dise ce qu’elle avait, elle m’a raconté. Qu’est ce que tu vas faire ?
Pacey : figures toi que je n’en sais rien du tout là. Ça m’est tombé dessus ! Faut que j’ai une explication avec elle. Je ne comprends pas comment elle a pu faire ça !
Dawson : mais tu ressens quoi pour elle ?
Pacey : je… je ne sais pas…
Dawson : écoutes, moi aussi ça m’a drôlement surpris quand elle m’a dis ça. Mais elle est vraiment sincère, faut que tu fasses pareil, tu n’as pas le droit de jouer avec ses sentiments.
Pacey : oui mais…
Dawson : il n’a pas de Mais qui tienne. Allez va la rejoindre, elle est retournée chez elle.
Pacey : oui… merci
Pacey resta vraiment sidéré, entre Joey qui l’aimait et Dawson qui donnait son aval. C’était vraiment le monde à l’envers. Il n’avait pas le choix, il prit sa voiture et alla chez les Potter. Il trouva Joey sur la route qui marchait, les larmes aux yeux. Il s’arrêta et descendit de voiture.
Pacey : Joey !
Joey ne répondit pas, elle s’arrêta juste de marcher.
Pacey : Joey, faut qu’on parle.
Joey : Il n’y a rien à dire, tout est clair
Pacey : expliques moi, je ne comprends pas ce qu’il nous arrive.
Joey : il n’y a rien à expliquer, c’était une erreur apparemment
Pacey : t’es sur que c’était une erreur ?
Joey : oui (d’un ton catégorique)
Pacey : je ne crois pas
Joey : comment ça tu ne crois pas ?
Pacey : je ne crois pas que tu puisses faire une telle erreur
Joey : et bien si, je regrette
Pacey : ne regrette pas
Joey : qu’est ce que tu veux dire par là ?
Pacey : qu’il ne faut pas regretter nos actes, il retranscrit ce que nous ressentons
Joey : je n’aime pas ce que je ressens, donc je regrette
Pacey : Joey…
Joey qui pendant la conversation regardait au loin, les yeux dans le vague, se mit à fixer Pacey
Pacey : tu as eu le courage d’exprimer ce que tu ressens, ne regrette pas, c’est moi qui…
Joey : qui ne ressent pas la même chose
Pacey : non je ne voulais pas dire cela, je ne sais pas, je suis perdue là Joey, laisses moi du temps. Faut que je mettes mes idées au clair, tout s’est bousculé ces derniers jours.
Joey : oui justement c’est aussi pour ça que je regrette, ce n’était pas le bon moment
Pacey : oui mais…
Joey : tu n’as pas à te justifier, je ne te demande rien
Pacey : alors tout ce que je voudrais ce soir, c’est de ne pas t’en vouloir, d’arrêter avec ses regrets, ce qui est fait est fais. Laisses moi juste une journée, ou peut-être deux
Joey : cela ne changera rien, mais si tu ne veux plus qu’on ne se voit pas pendant un certain temps, je comprendrais. Pff j’ai tout gâché… au revoir Pacey !
Pacey : Joey !
Joey : oui !
Pacey : non je… à bientôt Joey, bonne nuit
Joey : oui bonne nuit.
Pacey la regarda partir, elle n’était pas très loin de chez elle. Sa silhouette s’éloignait petit à petit. Il prit conscience que déjà, elle lui manquait. Il n’arrivait pas à se résoudre à la laisser comme ça, elle allait s’en vouloir à cause de lui. Il détestait cette situation. Mais que pouvait-il faire ?
Pendant ce temps, à la fête, Andie dansait, évacuait ses tensions. Mais elle savait que certaines personnes la regardaient et discutaient à voix basse, colportant des rumeurs sur elle. Mais il fallait qu’elle s’y fasse, c’était une épreuve qui la suivrait toute sa vie. Puis elle vit une belle fille s’avancer vers elle, une créature de rêve, avec des cheveux longs brun un peu ondulés, une robe simple mais argenté, on airait dis qu’elle brillait de milles feux. Andie était stupéfaite, elle croyait qu’elle avait une hallucination, mais non, et plus elle connaissait cette personne. C’était Marina ! La jolie fille qui était à la villa avec elle, qui lui envoyait pleins de lettre.
Andie : Marina ? Qu’est ce que tu fais là ?
Marina : ben je suis venue à la fête comme tu vois
Andie : mais tu n’avais pas de carton d’invitation ?
Marina : oh tu sais, j’ai raconté un gros bobard et il m’a cru, et puis une jolie fille ça rentre facilement
Andie : oui c’est vrai que tu es superbe
Marina : tu n’es pas mal non plus (avec un grand sourire)
Andie : ça fait plaisir de te voir
Elles se prirent dans les bras et continuèrent à discuter, se racontant ce qu’elles avaient fais chacune de leur côté, en sirotant un verre.
Pacey laissa sa voiture, et marcha en réfléchissant. Ses pas l’emmenèrent jusqu’à la fête. Il entra, mais son cœur n’y était pas, il n’avait pas envie de danser, de s’amuser comme les autres. Il se dirigea vers le comptoir et voulait boire un alcool fort qu’on lui refusa. Il vit Andie en pleine discussion avec une fille. Ça lui fit sourire. La vie continuait, et elle prenait une drôle de direction, elle était pleine de surprise. Il lui semblait qu’il était dans une autre vie alternative.
Puis tout à coup, il vit surgir Jen.
Jen : A toi aussi ils ne veulent pas te donner une petite goutte d’alcool ?
Pacey : et non… soit ils ont vraiment eu des consignes strictes, soit il n’y en a pas.
Jen : je suis sure qu’il y en a, je le sens… ils le planquent pour eux
Pacey : peut-être
Jen : allez suis moi !
Pacey : mais tu vas où ?
Jen : mission commando
Jen le prit par la manche et l’emmena avec elle. Elle vérifia qu’il n’y avait personne aux alentours et ouvrit une porte. Ils arrivèrent dans une petite salle qui contenait des cartons.
Jen dit à pacey : restes là, fais le guet, et si tu vois quelqu’un arrivé, frappes un coup à la porte, et barres toi.
Pacey n’eut pas le temps de dire quoique ce soit, que Jen se faufila dans la petite salle. Pacey était inquiet, et regarda à droite à gauche. Personne ne semblait venir dans sa direction. Puis un homme commença à s’avancer vers lui, Pacey hésitait. Devait il frapper, il attendit qu’il soit sur que c’était vers lui que l’homme se dirigeait. Puis une femme interpella l’homme. Pacey souffla. Jen entrouvit à peine la porte, et demanda à Pacey si la voie était libre. Il lui fit signe que c’était le cas. Jen sortit de la salle avec deux bouteilles à moitié dissimulées. Elle fit signe à Pacey de la suivre. Ils marchèrent comme si tout était normal, et se dirigèrent vers la sortie. Une fois dehors, ils se mirent dans un coin pour boire tranquillement sans être dérangé. Jen lui tendit une bouteille, et trinquèrent.
Jen : A la tienne ! Tu bois pourquoi toi ?
Pacey : pour oublier ces dernières heures. Et toi ?
Jen : pareil ! Oublier toutes ses filles qui courent après Jack
Pacey : Jalouse ?
Jen : un peu…
Pacey : juste un peu ?
Jen ne répondit pas
Jen : qu’est ce que j’ai loupé d’intéressant durant ces dernières heures ?
Pacey : ah… si tu savais…
Jen : elle t’a embrassé ?
Pacey : comment tu sais ?
Jen : parce que je lis Joey comme un livre ouvert
Pacey : t’as bien de la chance, parce que je ne l’ai pas vu venir celle là
Jen : et qu’est ce que tu vas faire ?
Pacey : là je bois
Jen : et après ?
Pacey : je n’en sais rien…
Jen : alala… Pacey qui se fait embrassé, et devient embarrassé. C’est pas toi, ça ! Normalement t’es comme moi, t’es un fonceur. Tu agis, donc si tu n’es pas avec elle là, c’est que tes sentiments ne sont pas les mêmes que les siens.
Pacey : je ne sais pas, je viens de me faire larguer par une fille qui m’a beaucoup apporté. Et je ne suis pas prêt à remettre les pieds à l’étrier aussi vite.
Jen : et ta virilité en a pris un coup
Pacey : oui il y a de ça aussi, même si je sais que j’y suis pour rien qu’andie est changé de bord, ça m’a foutu un coup. Je me remet en cause, suis-je trop attentif, trop « fille » ?
Jen : mais non, t’as gardé un petit côté macho, t’en fais pas
Pacey : ah merci (sourire)
Jen : du coup tu vas resté pendant au moins un mois, à boire, et à rester dans ton coin tout seul, laisser le temps passer, pour ne pas affronter la réalité ?
Pacey : ça peut être une bonne idée, mais j’ai mieux. Partir à bord de mon voilier, loin de tout, voir l’horizon à perte de vue, avec comme seul compagnon des mouettes. Ça c’est le rêve !
Jen : et louper les cours?
Pacey : ouais, mais c’est pas sur qu’ils me reprennent après, et que j’ai mon diplôme… on ne peut pas tout avoir dans la vie !
Jen : tu fuirais et tu louperais tes études, tout ça pour un malheureux baisé ?
Pacey : je te l’accordes c’est un peu exagéré, mais qu’est ce que je dois faire ? Continuez d’aller en cours et voir la mine dépitée de Miss Potter tous les jours.
Jen : c’est juste ça qui te gène ? Voir Joey triste ou c’est autre chose ?
Pacey : euh comment ça ?
Jen : poses toi les bonnes questions Pacey ? Allez je te laisse te souler, bonne soirée !
Pacey : bonne soirée à toi aussi miss jalouse qui n’est pas capable d’appliquer sur soi, ses bons conseils !
Jen lui tira la langue, partit, Pacey resta seul, méditant les paroles de Jen. Il ne comprenait pas ce qu’elle avait voulu dire, ou peut-être qu’il ne voulait pas les comprendre. Il en avait assez de se torturer l’esprit. La nuit portait conseil. Il rentra dormir.
Jen repartit dans la salle, un peu pompette. Elle repensa à cette journée un peu bizarre. L’après midi, elle avait encouragé l’équipe, fait voltigé son bâton de majorette. Tout c’était bien passé. Jack avait superbement joué même si l’équipe avait perdu d’un ou deux points. Il s’était excusé même si ça avait été un peu rapide, pris en otage par son équipe, ils n’avaient pas pu vraiment discuter avec Jen. Puis elle avait été chez les Leery, où Dawson lui avait révélé l’existence d’une sœur qu’elle ne connaîtrait sans doute jamais. Jen était allé à la fête accompagnée de Dawson, et avait dansé et rit avec Jack. Elle était aux anges, quand deux filles sont arrivés et ont chauffés Jack. Celui-ci n’avait de yeux que pour ces poufs qui se trémoussaient. Jen s’était éloigné, et resté quelque temps avec Dawson. Quand elle recroisa Jack qui était contre un mur, bécoté une des filles. Cela l’avait écœuré et tomba sur Pacey au bar, ils avaient piqué des bouteilles, picolé, discuté, puis elle était repartie.
Elle vit Jack discuté avec Dawson ce qui l’a surpris. Elle s’approcha d’eux.
Jack : Ah Jen ! Où t’étais passé ? J’ai cru que tu étais rentrée comme Andie.
Jen : non j’ai bu un coup avec Pacey
Dawson : Alors lui et Joey ?
Jen : Joey est rentrée chez elle, et Pacey réfléchit en buvant
Dawson : ah ! Ce n’est pas bon signe alors… j’irais voir Joey demain.
Jack : En même temps Pacey et Joey ça ferait bizarre non ?
Jen : pourquoi bizarre ?
Jack : ben ces deux là ne faisaient que se disputer, sont devenus amis et deviendrait un couple, tu ne trouves pas ça bizarre toi ?
Jen : non… si deux personnes sont devenues amies, c’est qu’elles se plaisent, alors pourquoi cela ne transformerait pas en amour ? Dans les films s’est souvent le cas, et ça reflète la réalité.
Dawson : oui et tu oublies que Joey et moi, harry et sally…
Jack : oui (à moitié convaincu)
Jen : et toi ? Tu n’es plus avec ta nymphe ?
Jack : non, oh tu sais ces filles… ça va bien cinq minutes ! Elles n’ont pas de cervelle !
Jen : et tu recherches des filles intello toi ?
Jack : au moins des filles qui un peu de culture, du répondant, comme toi !
Jen : tu cherches une fille qui me ressemble ?
Jack : non, enfin oui… enfin pas comme toi, mais…
Jen : une fille comme moi mais avec un corps de rêve
Jack : non pas forcément, oh et puis zut, tu m’embêtes avec tes questions
Dawson assistait aux joutes verbales, puis fit un clin d’œil complice à Jen. Elle tombait de fatigue, elle alla chercher ses affaires pour partir. Dawson et Jack l’attendirent.
Dawson : et pourquoi pas Jack et Jen ?
Jack : non, impossible… c’est comme une petite sœur, et puis faudrait que Jack et Jen tombent amoureux
Dawson : Et tu ne penses pas que Jen pourrait tomber amoureuse de Jack
Jack : Elle est amoureuse de moi ?
Dawson : je n’en sais rien, mais si c’était le cas, si Jen ferait comme Joey, et qu’elle t’embrassait, tu ferais comme Pacey, à écumer les verres ?
Jack : c’est une bonne question…
Jen revenus, ils partirent. Jack resta silencieux, observa ses deux amis entrain de plaisanter tout en marchant. Chacun rentra chez lui.
Mais Jack n’arrivait pas à dormir, il repensa à la soirée, aux discussions. Il tournait dans son lit dans tous les sens. Il se leva, se dirigea vers la cuisine, mais il entendit des voix, des rires. Il jeta un petit coup d’œil dans la cuisine, et vit Andie et Marina en grande discussion animé, avec un verre à la main. Elles avaient l’air de s’amuser, Jack ne les interrompa pas. Il retourna dans sa chambre, pris le téléphone, mais hésita à appeler. Il voulait parler à jen mais il ne voulait pas non plus réveiller la grand-mère. Finalement, il s’habilla et sortit sans faire de bruit. Il marcha jusqu’à chez Jen. Il chercha un moyen pour escalader jusqu’à sa fenêtre. Il vit une échelle, grimpa et toqua à la vitre. Jen ouvrit la fenètre de sa chambre quelques minutes après, elle fut surprise de voir Jack.
Jen : Qu’est ce que tu fais là ?
Jack : Comment tu m’as trouvé sur le terrain cette après midi ?
Jen : Attends tu me réveilles pour me demander ce que j’en pense de ton match ?
Jack : non pas exactement, faut bien commencer une discussion par quelque chose.
Jen : laisse moi dormir, on parlera demain.
Jen commença à refermer la fenêtre, mais Jack l’en empêcha.
Jack : Non attends ! Est ce que tu es amoureuse de moi ?
Jen resta interdite. Elle ne bougea plus, toujours les mains tenant la fenêtre, elle regarda Jack.
Jen : pourquoi tu penses que je le suis ?
Jack : donc c’est oui ?!
Jen : écoutes il est tard, tu vas réveiller ma grand-mère, on en parle demain
Jack : non demain tu vas encore esquiver la question
Jen : Qui sait qui t’a mis dans la tête ce genre de chose ?
Jack : non Jen, ne changes pas de conversation, je te connais par coeur, tu vas parler de tout sauf du sujet auquel tu ne veux pas répondre.
Jen : mais je ne change pas de conversation, j’essaye de comprendre le pourquoi du comment. Comment ça se fait que tu n’es rien dis quand on s’est quitté tout à l’heure, et là tu débarques comme Roméo, a frappé à la fenêtre de Juliette en pleine nuit. Il y a de quoi se poser des questions.
Jack : Oui ça me tracassait, fallait que je te pose cette question, sinon je n’arriverais pas à dormir
Jen : et bien, tu l’as posé maintenant tu peux aller dormir, bonne nuit
Jack : je resterais jusqu’à que tu y répondes
Jen : ok bien reste là alors
Jen lui tourna les talons, et se dirigea vers son lit
Jack : Je te préviens, je vais chanter et t’empêcher de dormir
Jen ne répondit pas, s’allongea. Jack commença à chanter n’importe quoi, ce qui fit levé d’un bond Jen.
Jen : Très bien, très bien, oui un peu
Jack : Oui un peu ?! Ça veut dire quoi ça ? Tu es un petit peu amoureuse de moi, mais tu ne sais pas trop finalement.
Jen : Tu chantes comme une casserole, donc du coup j’hésite
Jack : T’hésites ?!
Jen : oui entre John Lennon et toi, pas facile de choisir
Jack : John Lennon est mort
Jen : ben il ne reste plus que toi alors. Bon tu ne vas pas rester suspendu à une échelle toute la nuit, surtout que j’ai répondu à ta question.
Jack enjamba la fenêtre, regarda Jen, et l’embrassa.